mardi 4 décembre 2018

Sur la pauvrété du réseau férroviare

du département de la broderie territoriale


Cette image, qui est passé dans les flux que je guette aux réseaux sociaux, a l'air de la vérité :

Elle illustre un processus de centralisation et appauvrissement du réseau ferroviaire de la France à travers le vingtième siècle. Le réseau routière clairement prioritaire à nos chers dirigeants, parce que les fordistes n'oublient jamais leur règle de base : tout le monde doit acheter une voiture, et l'en utilise autant que possible : on a des hydrocarbures* pour vous vendre !

L'image m'a rappelé l'expérience publié il y a quelques années par des chercheurs qui ont administré des stupéfiants au araignées, et observé les toiles qui résultent :

I


L'araignée française a clairement tissée ses rails dans un état d'ivresse pétrolière récemment. J'espère que le sevrage ne serait pas trop effrayent. Il y a du boulot là, c'est certain. Une fois que la SNCF est bien rétablie à la service des bleds ainsi que Paris, la solution mobilité vélo-train-vélo sera bien plus pratique partout.

*Ou, bientôt, de l’électricité. Selon un ami au bar le vendredi soir, EDF a calculé que le parc français de centrales devrait augmenter *énormément* de remplacer la moteur thermique. Je n'ai pas eu le temps jusqu'à ici pour préciser le calcul, mais il a sans doute raison.

Mise à jour 10h28, 11/06/2019: https://twitter.com/JuliuzBeezer/status/1138361159550214144?s=09

samedi 17 novembre 2018

Enfilé avec mon gilet

du département de la grogne générale

Mon exploration de la région charantaise était egayée par la manifestation des gilets jaunes aujourd'hui. Je me trouve ce weekend à Tonnay-Charente (17) : le SuperU du coin reporté bloqué, donc ma première visite du jour était sur le contournement du village, lieu des grand surfaces du bled. Clairement mes infos n'étaient pas fausses :
3 voitures approchent un rondpoint bloqué s par manifestants portant les gilets jaunes


J'ai parlé avec les manifestants : "une taxe de trop", "il faut montrer la colère des français". D'une certaine manière je sympathise : en milieu rural ce n'est pas évident comment vivre sans voiture. Donc la hausse de prix de carburant touche un budget contraint, les économies se faisaient ailleurs : nourrir les enfants s'est aussi chercher la bouffe de loin.   Un m'sieu m'explique que le chauffement du climat s'explique par les trainées de condensation des avions (en fait non). Je n'ai pas resté longtemps évidemment. Conditions routières assez génial pour le cycliste alors : très peu de véhicules motorisés circulaient aujourd'hui. Plus tard j'ai trouvé ma bagnole de rêve :
un homme (Douglas Carnall) portant la tenue de cycliste prend le volant d'une voiture brûlée
En attendant la lumière !

dimanche 21 octobre 2018

Le déni de la distance

Mon nouvel statut d'intervenant à une grande école me plaît. Parmi les options proposées aux étudiants master 1/master 2 à l'ENSA de Nantes serait un "mini-studio" qui traite sur la mobilité urbaine. Mon engagement en tant que "expert étranger" ou peut-être "étrange expert" représente la génie du casting dans la république : mon français à l'orale désormais suffisamment fluide d'être dangereux, j'essaye de lâcher la balle directement entre les yeux des jeunes riches. (Il faillait des parents riches d'être Bac +5 ; ainsi se reproduit les classes sociales de la France).

Je maîtrise mon dégoût parce que les séances déroule à vélo—enquêter sur l'infrastructure serait inutile autrement—donc chaque participant devient aussi pratiquant de ma religion à qu'il serait mon obligation de rendre solidarité.

Évidemment nous sommes tous addicts à la pétrole, la gaz d'échappement d'une moteur thermique toxique, climaticide et cetera. C'est bien connu ; je leur dit le premier après-midi. Mais ce n'est pas à cause du manque d'une voiture électrique pratique, 100% chargée d’énergie renouvelable, que la bagnole du particulier serait impossible en ville. Le problème s'agit de la répartition d'espace urbaine. Bref, une voiture est garée 93% du temps, chacune prend au moins 16 m² de place ainsi rangée, les parkings alors étalent la ville, nuisant la densité si prisé pour la convivialité possible quand toutes les activités de la vie sont possible à pied ou à vélo.

Notre premier atelier s'est bien déroulé ; un boucle dans la ville de Rezé. Notre objectif, une nouvelle programme de logements en périphérie dont l'architecte responsable apparemment se vante de son aménagement pour le vélo.

Bon, nous sommes y allés sous un beau soleil. Je regrette mon choix costard : avec le vélo cargo chargé d'un vélo pliant, j'étais obligé d'enlever ma cravate au kilomètre 6 du parcours. Nous acceptons pour quelques moments l'hostilité des quatre voies du pont de trois continents ; je fais des remarques caustiques sur la pourriture par la voiture de la place devant l'église du bourg de Rezé (boulangerie fermée le mercredi, rattrapage chez M. U Les Couëts exigé). La pique-nique sous les arbres qui allongent les bords de la Jaguère agréable.

À 13h30 nous partons tous au site ; des logements ordinaires, cette à dire des façades relevées avec le choix de matériaux "originales", l'impression de salubrité intérieure. Mais le mensonge de son adaptation des requis contemporains écologiques puisse être déconstruit avec quelques images. Oui, il y a des appuis pour le vélo (en pleine vue : on ne laisse pas le Colnago la nuit) :



mais un champs vert est disparu pour la construction:

Situé en proximité à la périphérique, à 1,5 km de la porte de Retz, son commodité pour l'automobiliste avoué serait évident, alors que les amateurs de transport en commun attendront normalement une bonne demi-heure pour le 98 et le privilège d'attraper un tram à Pirmil:



Même si le site n'est pas encore complètement occupé (certain bâtiments restent à finir), le nombre des bagnoles garées dans la rue devant est évident :

La sensation psychogéographique ordinaire en banlieue se reproduisait : une aliénation suscité par la domination fordiste, qui n'était pas de tout soulagé par le pansement de quelques appuis vélos de bonne qualité, chacun en tout cas situé à 5 km du centre ville de Nantes, et donc hors cadre de la politique (débile) de la métropole que le vélo s'agit "d'un transport de proximité" (pour les trajets <2km).
J'ai aussi rappelé cette excellente effusion sur carfree.fr, qui fait l'analyse des images de promotions immobilières, et la réalité une fois les biens sont occupés.

En avant l'apocalypse !

dimanche 16 septembre 2018

Le diable est dans les détailles



du département de la critique des aménagements cyclables séparatistes à Nantes


Il y a quatre ans, j'étais motivé de contribuer ce commentaire au site carfree.fr, qui propose les textes militants contre la domination automobile de notre société actuelle. L'article en tête promeut l'aménagement de la voirie en réduisant l'espace dédié à la voiture en faveur des pistes cyclables séparatistes. Même si des telles développements routiers puissent être progressifs dans certains endroits, cette politique est à critiquer dans plusieurs respects importants, et j'ai ajouté une deuxième remarque qui témoigne l'expérience nantaise dans la discussion en-dessous de la ligne. Elle est reproduite ici afin de augmenter l'aise d'y retrouver.

Aussi habitant de Nantes, je suis d’accord avec Benchaouche Yassin que l’arrivée des pistes cyclables ne représente pas forcément une amélioration de vie pour le cycliste. À Nantes, il y a bien la volonté de faire une politique pour encourager le vélo. Or la mairie dépense pas mal des sous sur la voirie qui sont dédiés aux cyclistes. Malheureusement, un effet gymkhana a été crée : une course d’obstacles, bordures, poteaux, déviations, courbes peu nécessaires, feu contradictoires l’un 2m de l’autre et cetera—de quoi faire plaisir pour un enthousiaste de VTT, plutôt que l’humble ouvrier qui voulait atteint son boulot avec un minimum de dépense énérgetique.
Et en plus, maintenant les conducteurs à coté voulaient donner une leçon klaxonne au cycliste de bon sens qui évite ces conneries d’urbaniste en roulant sur la route.
Il doit être une incontournable principe que le cycliste garde toujours sa droit de rouler sur la route. Les nouvelles pistes sont pour les nouvelle cyclistes, les vieux, les handicapés, les enfants. Bien sûr, c’est toujours bien d’avoir le choix. Mais souvent le choix serait direct et vite, sur une route lisse.
« Maman, pourquoi la piste cyclable est obligatoire? »
« Parce qu’elle est inférieure. »

Ce commentaire est aussi disponible en anglais.

samedi 13 janvier 2018

M. Marchand prend sa retraite

du département de documentation des recordmans 

 

Robert Marchand fête sa réussite de vitesse à vélo
pic: Conseil Départmentale d'Yvelines (CC-BY)
J'étais sérieusement ému par la prouesse de M. Marchand, qui détient le record mondiale de vitesse à vélo dans une heure à son catégorie d'âge (>105 ans), et la nouvelle qu'il annonce, cette semaine, sa retraite de nouvelles tentatives. Sur le vélodrome, il a parcouru 22.547km dans l'heure pour rentrer encore dans les annales de la gloire sportive. Déjà couronnée pour ses 26.927km dans 1h (>100 ans) en 2012, il n'est pas étranger de la révérence de chaque admirateur de l'esprit d'un vrai sportif, dont la mienne.

Ses accomplissements me touche personnellement—enfin j'ai un objectif sportif sérieux à cibler―mais aussi comme scientifique : lors de son entraînement les physiologistes ont mesuré de manière objective une évolution importante dans ses capacités aérobiques (PDF, EN), un fait qui intéressera tout gérontologue.

Je lui souhait une longue et heureuse retraite !

lundi 19 juin 2017

Galère ordinaire chez SFR

du département des petits problèmes de la vie moderne


J'essaye d'activer ma nouvelle carte SIM (qui reste "la propriété incessible de SFR") ; mais ce ne serait pas possible sans mot clé ; qui arrive par SMS apparemment ; mais on ne peux pas recevoir des SMS sans activant la carte SIM ! Petit problème avec le système là ?

J'ai attendu 30 mins à l'appareil pour parler avec quelqu'un à SFR (aux services ventes : il m'a semblé la meilleure possibilité d'entendre la voix humaine chez eux) ; bien sûr, madame me donne un autre numéro (le 08 09 400 235, qui n'était pas signalé sur les instructions fournit avec la carte SIM) ; j'y entends une message vocale qui m'informe cette service était fermé il y a 25 minutes. Galère. Pendant ce temps je n'ai pas de service portable.

Demain serait un autre jour. La lutte ne cessera pas. Je regrette déjà d'avoir migré du Free.fr vers la SFR à la recherche d'un abonnement de prix raisonnable qui permet l'envoie occasionnel des SMS hors de la France.

Mise à jour 19h44 20/06/17 : Soupçons que ma ligne n'a pas été activée jusqu'au mon appel d'hier soir ; aujourd'hui le numéro 1023 chez SFR a reconnu mon numéro de portable ; enfin c'était possible de parler avec un gentil m'sieu à l'écoute ; en vérifiant tous les étapes d'activation avec lui à mon côté, j'ai découvert un menu obscur dans Android qui offre la possibilité d'un "search automatically for networks" (au lieu de l'ancien) et voilà ! Mes textos arrivent. Pouf! J'aurai bien avoir eu un numéro direct vers lui hier soir.

dimanche 16 avril 2017

Les fordistes ne cessent jamais blâmer leur victimes !

du département de la priorité piétonne

La mortalité routière en France a diminué depuis son pic de ~17000 morts en 1974 :
La voiture reste toujours la mode préférée de la majorité :


Il y a toujours les morts piétons à regretter, fauché par les conducteurs des véhicules motorisés (467 en 2015) :
On pourrait imaginer qu'une politique qui vise la réduction de la mortalité piétonne exhortera les automobilistes de rouler moins vite et faire plus d'attention.
Mais non ! Il paraît que la nouvelle tendance serait désormais qu'il serait la responsabilité du piéton d'éviter la collision :

N'oubliez jamais que les feux de signalisation sont l'évidence générale de l'échec de la politesse ordinaire possible entre piétons et cyclistes, qui se heurtent presque jamais. L'automobiliste, isolé dans sa coque, devient une bête sourde, obligé d'abandonner le geste et la parole pour le klaxon et l'obéissance aveugle. Notre responsables de sécurité routière "victim blaming" voulaient imposer le délit de "jaywalking" ! Pénalité pour le non-respect au bagnole : des punissions corporelles
et la mort !  Bravo les fordistes ! Bien joué ! En avant l'apocalypse !

mardi 21 mars 2017

Commentaire ancien (2014) sur l'infrastructure "cyclable" à Nantes

du département de la critique de l'aménagement urbain séparatiste

Ce commentaire était produit en réponse d'un blogpost sur le site carfree.fr ; il est aussi traduit en anglais. Je le reproduise ici pour la simplicité de découverte:




Aussi habitant de Nantes, je suis d’accord avec Benchaouche Yassin que l’arrivée des pistes cyclables ne représente pas forcément un amélioration de vie pour le cycliste. À Nantes, il y a bien la volonté de faire une politique pour encourager le vélo. Or la mairie dépense pas mal des sous sur la voirie qui sont dédiés aux cyclistes. Malheureusement, un effet gymkhana a été crée : une course d’obstacles, bordures, poteaux, déviations, courbes peu nécessaires, feu contradictoires l’un 2m de l’autre et cetera–de quoi faire plaisir pour un enthousiaste de VTT, plutôt que l’humble ouvrier qui voulait atteint son boulot avec un minimum de dépense énérgetique.
Et en plus, maintenant les conducteurs à coté voulaient donner une leçon klaxonne au cycliste de bon sens qui évite ces conneries d’urbaniste en roulant sur la route.
Il doit être une incontournable principe que le cycliste garde toujours sa droit de rouler sur la route. Les nouvelles pistes sont pour les nouvelle cyclistes, les vieux, les handicapés, les enfants. Bien sur, c’est toujours bien d’avoir le choix. Mais souvent le choix serait direct et vite, sur une route lisse.
« Maman, pourquoi la piste cyclable est obligatoire? »
« Parce qu’elle est inférieure. »

mardi 7 mars 2017

Disparition d'un commentaire aéroportuaire : mise à jour

Ce blog s'agit d'une expérience conçue d'améliorer ma maîtrise de la langue et culture française, mais c'est vrai que, même après 9 ans d'apprentissage sincère, je me trouve plus à l'aise en anglais. Évidemment je défends mon droit à la liberté d'expression en français comme une valeur très chère : donc c'est parfois utile d'avoir établi un petit coin de diffusion pour un texte en cas de besoin. Je fais aussi des commentaires sur une grande variété des autres blogs, dans le cadre d'une étude de l'activité de "commenting" qui fait partie de mes intérêts intellectuels. Dans ce cadre, les commentaires rejetés ou retirés sont parmi les plus précieux. Selon une discussion avec un lecteur de mon œuvre en-ligne, j'ai eu l'occasion de revisiter ce commentaire, d'abord paru (en janvier 2016) sur le site "breizh.info". L'article principal, qui traitait sur la politique d'aménagement du territoire et les enjeux immobiliers qu'entourent la question de la pertinence de l'aéroport proposé à Notre Dame des Landes reste disponible sur archive.org, mais aujourd'hui le site original donne l'erreur 404. Les commentaires dessus (dont le mien) paraissent d'avoir raté le processus de archivage. Il est alors paru ci-dessous sans remarque additionnelle.
Je soutiens l'argument globale que l'enjeu NDDL se base sur la spéculation immobilière--les terrains agricoles autour de NDDL se transformeraient au fur et à mesure de temps en zones industrielles (et leur axes routières) avec les prix foncières juteux qui vont avec. Néanmoins je critique cet article pour sa propagation de la fausse notion que "le transfert" "libéra" du terrain à Bougenais. Dans tout que j'ai lu sur l'enjeu, Airbus (2000 emplois locaux) oppose le transfert, et continuera d'avoir besoin de la piste à Nantes-Atlantique pour ses livraisons Beluga. Un industriel aussi dépendant sur la soutien de l'État comme Airbus n'a pas forcément la liberté pour s’exprimer sur tout enjeu politique, mais d'après tout il sera toujours une piste d'atterrissage à Nantes-Atlantique. Bon, si le système français arriverait à bétonner une vaste étendue du joli bocage, terres agricoles et zones humides (et les nappes phréatiques qui vont avec) pour une poignée des spéculateurs et leur fidèles édiles sans originalité ni imagination, c'est la rupture.

mercredi 8 février 2017

La plus belle recette de toutes : Porridge

du département des glucides lents

J'étais invité de contribuer une recette pour une compilation culinaire édité par l'école primaire de mon fils. J'ai longtemps réfléchi sur le choix : j'incarne pas mal de savoir-faire culinaire : mais quelle serait l'expérience la plus importante à vous faire partager ? Enfin, le porridge.


PORRIDGE

Ingrédients

(pour 2 personnes)
Flocons d’avoine* : 1 tasse (~200ml)
Eau : 2,5 tasses
Sel : (pinceau)

Cet incontournable plat matinal est à la fois une belle dose des glucides lents et un gros verre d’eau chaude. La consommation quotidienne du porridge explique le génie écossais—la force des élèves se maintient jusqu’à la cloche de midi.

Méthode

Le soir venu, versez l’avoine dans une casserole bien solide avec un couvercle étanche. Ajoutez l’eau et le sel. Amenez à l’ébullition en tournant avec une cuillère en bois. Couvrez-le. Éteignez le feu.
Le matin, réchauffez le porridge en tournant vivement, en ajoutant un peu plus d’eau si nécessaire.† Servi en bols.

Pour la garniture (au choix) :

Lait
Sucre de muscade/miel/sirop d’érable
Raisins secs/graines de tournesol

* L'avoine pousse partout dans l'Europe, mais c'est le climat estival doux et bien arrosé du sud-ouest de la Suède qui a la meilleure réputation pour sa culture. Certains écossais, bien sûr, ne considèrent pas l'achat des graminées cultivées à l'étranger. Les flocons d'avoine—produits à l'aide des rouleaux de grand diamètre chauffé à ~120°C—sont, d'une certaine manière, précuits. Les gruaux d'avoine, coupé à la lame en acier (pinhead oatmeal), donnent un porridge avec une texture supérieure, mais exigent une cuisson plus longue.

† Cette prévoyance de la veille épargne à la fois l’énergie de la cuisinière aussi que le temps du cuisinier. 

vendredi 27 janvier 2017

Soirée Burns en public ? En France ? Ouai

du bloc-cuisinatoire-abats-avoine


La tendance pour la soirée Burns serait normalement un événement des invités dans une salle privée. Mais ce 25 janvier je me trouve dans l'arrière salle de la Ribine, mon café préféré du quartier ; résponsable aussi pour la cuisine que les récits ! Assez responsable alors !  Et les nantais aléatoires au bar ; madame n'a pas le droit de privatiser le bar. Eek ! Elle m'a assuré d'un public respectueux quand-même…

La fabrication de l'haggis en France pose toujours un problème à cause de réglementation des abattoirs. Selon la loi, la panse d'agneau ne peut pas sortir sans être coupé en rubans et lavé avec scrupule. Ma recette pour le plat national de l'Écosse évolue toujours, mais la baudruche de vache, aimablement fournit par madame au Boudreau servirait. Le specialist des boyaux avait déménagé du Quai de Versailles à St. Étienne de Montluc il y a 30 ans, et j'ai roulé là avec un vent du nord-est sur le dos enfin entouré par des champs givrés et calmes. Le retour dans le vent a éxigé un pause café et l'excuse pour un délicieux pain au chocolat : le boulanger au coin dans le bourg de Sautron un meilleur ouvrier de France, qui fait toujours confiance. Une fois décongelé, j'ai suffisament d'esprit de rappeler la meilleure sauce soja chez l'épicerie chinoise à Beausejour (quelle gamme !) qui, avec le citron, rélève le plat végétalien de l'ordinaire (tous les autres ingrédients déjà encaissé du marché de Talensac) Enfin, bref, l'haggis achevé :


haggis à la baudruche de bœuf : 4kg !

Je n'ai pas d'image de la variante végétalienne mais elle était aussi jugée très bonne ; chaque assiette des 23 hôtes ramassé propre. Comme Noël, la soirée Burns arrive qu'une fois par an ; plusieurs notes et précisions pour une eventuelle édition 2018 ; mais les récits réussis ; la version sur-titrée de "À une souris" fonctionnelle au moins (vidéo-projecté au mur du bar) ; des amis anciens et nouvels trouvés et retrouvées ; le mémoire immortel du bard assuré encore. Yahoo ! Tous ensemble, en V.O., au fond des cœurs :

A man's a man for a' that

Is there for honest Poverty
That hings his head, an' a' that;
The coward slave-we pass him by,
We dare be poor for a' that!
For a' that, an' a' that.
Our toils obscure an' a' that,
The rank is but the guinea's stamp,
The Man's the gowd for a' that.

What though on hamely fare we dine,
Wear hoddin grey, an' a that;
Gie fools their silks, and knaves their wine;
A Man's a Man for a' that:
For a' that, and a' that,
Their tinsel show, an' a' that;
The honest man, tho' e'er sae poor,
Is king o' men for a' that.

Ye see yon birkie, ca'd a lord,
Wha struts, an' stares, an' a' that;
Tho' hundreds worship at his word,
He's but a coof for a' that:
For a' that, an' a' that,
His ribband, star, an' a' that:
The man o' independent mind
He looks an' laughs at a' that.

A prince can mak a belted knight,
A marquis, duke, an' a' that;
But an honest man's aboon his might,
Gude faith, he maunna fa' that!
For a' that, an' a' that,
Their dignities an' a' that;
The pith o' sense, an' pride o' worth,
Are higher rank than a' that.

Then let us pray that come it may,
(As come it will for a' that,)
That Sense and Worth, o'er a' the earth,
Shall bear the gree, an' a' that.
For a' that, an' a' that,
It's coming yet for a' that,
That Man to Man, the world o'er,
Shall brothers be for a' that. 

--Robert Burns (1759-1794)

Une belle performance rélativement récente par Midge Ure ; observez-vous attentivement la mine de la reine, en donnent l'air d'avoir bien compris les paroles :

jeudi 4 février 2016

COPAIN44 occupe toutes les sous-prefectures en Loire-Atlantique

[Texte reçu de la part de la liste de diffusion "broussailles" à 12h16, 4 février 2016]

COMMUNIQUE DE PRESSE du COPAIN44
04/02/16

Nous prenons acte des récentes déclarations. Mais il n'y a pas de réponse claire et sans ambiguïté.
Nous paysans de Copain 44 et d'ailleurs prenons acte des récentes déclarations de Ségolène Royale, et approuvons que les alternatives au projet d'aéroport à Notre Dame des Landes soient enfin envisagées comme nous le demandons tous depuis longtemps.

Nous voulons que ce soit les préliminaires à une vraie étude de fond objective de l'optimisation de l'aéroport actuel, et de l'abandon du projet de transfert.
Toutefois, malgré les déclarations de la ministre, qui vont dans le bon sens, nous n'avons pas reçu aujourd'hui de réponse claire et sans ambiguïté quand au sort des habitants et paysans, historiques ou non, de la Zad de Notre dame des Landes.

Nous ne pouvons pas admettre que le couperet de l'expulsion plane au dessus de leur tête au quotidien. Nous décidons, donc, de poursuivre notre programme d'actions tant que Mr Hollande n'aura pas réaffirmé clairement et fermement qu'il n'y aura aucune expulsion de la Zad et qu'il n'y aura aucun travaux d'entrepris avant l'aboutissement de la totalité des recours juridiques auprès des instances françaises et européennes.

Sans réponse, nous continuons les occupations !

Aujourd'hui, jeudi 04 février à 11h20 :
1- Occupation de la sous-préfecture de Redon 44 :
Contact presse, comités et paysans de cette action : 06 31 62 24 53
2- Occupation de la sous-préfecture d'Ancenis 44 :
.Contact presse, comités et paysans de cette action : 06 34 14 94 24
3- Occupation de la sous-préfecture de Saint Nazaire 44 :
.Contact presse, comités et paysans de cette action : 06 14 76 22 37
4- Occupation de la sous-préfecture des Sables d'Olonnes 85 :
.Contact presse, comités et paysans de cette action : 06 88 39 92 40

Il n'y aura pas d'aéroport à Notre Dame des Landes, Nous mettrons tout en œuvre pour empêcher la
disparition des terres de la ZAD et de tous ceux qui la font vivre.

La seule issue, c'est l'abandon du projet.
Copain 44 - Contacts presse : 06 87 52 34 26 / 06 21 04 76 84

samedi 9 janvier 2016

Enfin une piste cyclable de qualité à Nantes !

du département de l'abandon des projets inutile et couteux

La nouvelle que les expulsions vont commencer sur la ZAD en dépit de plusieurs procès encore en cours a suscité l'appel pour un rassemblement pour montre l'opposition populaire au projet d'un nouvel aéroport 25km au nord de Nantes à Notre Dame des Landes.

Je n'ai pas encore trouver un bon argument pour, et plusieurs contre, donc bien sûr j'étais motivé d'y aller et montre mon soutien dans une manière concrète. Néanmoins j'ai eu la garde du gosse jusqu'au midi (une bonne chose en termes de préparation) mais forcément j'étais un peu en retard par rapport à l'heure prévue de 1130h.

C'était un très agréable balade à travers la ville, à mon œil était assez bondée ; le choix de la périphérique pour se manifester était très sage : pourquoi gêner les gens qui ont déjà montré leur bon sens en prenant le transport en commun vers les soldes en centre ville ? Mieux bloquer les bagnoles polluants et grandes surfaces autour de la périphérique. J'ai rendu service à plusieurs cyclistes en route avec mes outils et mes connaissances du coin, et la périphérique à Neustrie atteint, commencais mon habituel bavardage avec n'importe qui sur n'importe quoi.
deux manifestantes portent un banderole qui lit
(On peut imaginer)
Dans les partis plus libres de la périph dont on peut rouler facilement, j'étais frappé par la haute qualité de la bitume en comparaison avec celle fournit pour mon quotidien cycliste en ville, et je m'amusais en criant "Enfin une piste cyclable de qualité à Nantes !" slogan jugé marrant par tout le monde.

Enfin j'ai trouvé mes potes sur la montée vers le sommet du pont, et j'ai invité Marc à partager ma boîte de lentilles à l'Auvergnat chauffée avec le gaz:


Après un bref repos j'ai grimpé le pont:
Vue du centre ville de Nantes du sommet du pont de Cheviré
Très belle descente vers Chantenay et le bonheur de rentrer juste avant une orage assez violente qui sans doute à bien arrosée les eventuels retardataires. Toute simplement c'était parmi les meilleures jours de ma vie en France, un vrai plaisir pour rencontre les amis neufs et anciens--et, après huit ans sur Nantes, le privilège de traverser à vélo la Loire à Cheviré, une activité normalement interdite aux cyclistes.
***
Mises à jour:
1) 0915h, 10/1/2016
1. Un cher internaut de langue maternelle française m'a recommander de réviser une phrase peu clair. Désormais elle lit "J'étais frappé par la haut qualité de la bitume en comparaison avec celle fournit pour mon quotidien cycliste en ville." Ce n'est pas mon habitude d'embaucher un correcteur pour les textes ici; mais évidemment il serait préférable. J'avais donné priorité à la rapidité de parution au prix de confort francophone. Désolé pour l’inconvenance.
2. Ampleur de la manif. Je peux témoigner que, debout sur une glissière à l'échangeur sud du pont (à quelques centaines de mètres de la commencement de la montée de la chaussée vers le pont), il était les manifestants aussi loin que l'œil puisse voir dans les deux directions : au sommet du pont, et derrière moi vers la Porte de Grand Lieu. Les deux estimations de 7000 et 20000 manifestants me paraient conservatrices, et à mon avis le grandeur du spectacle doit faire réfléchir la minorité pro-aéroport.
3. J'ai enrichi le texte avec l'ajout de quelques liens : j'ai croisé l'encyclique du Pape François grâce à mon intérêt dans l'activité de la production et analyse de commentaires internautes et le peer review (~~comité de lecture). Le système du commentaires développé à http://hypothe.is est assez importante pour ce qui s'intéresse dans ce genre de production textuelle.
update 2 (11/01/2016, 1103h) Archive de mes remarques publiques en français sur les reseaux sociaux:
Et à breizh-info.com:
Je soutiens l'argument globale que l'enjeu NDDL se base sur la spéculation immobilière--les terrains agricoles autour de NDDL se transformeraient au fur et à mesure de temps en zones industrielles (et leur axes routières) avec les prix foncières juteux qui vont avec. Néanmoins je critique cet article pour sa propagation de la fausse notion que "le transfert" "libéra" du terrain à Bougenais. Dans tout que j'ai lu sur l'enjeu, Airbus (2000 emplois locaux) oppose le transfert, et continuera d'avoir besoin de la piste à Nantes-Atlantique pour ses livraisons Beluga. Un industriel aussi dépendant sur la soutien de l'État comme Airbus n'a pas forcément la liberté pour s’exprimer sur tout enjeu politique, mais d'après tout il sera toujours une piste d'atterrissage à Nantes-Atlantique. Bon, si le système français arriverait à bétonner une vaste étendue du joli bocage, terres agricoles et zones humides (et les nappes phréatiques qui vont avec) pour une poignée des spéculateurs et leur fidèles édiles sans originalité ni imagination, c'est la rupture.
Update 1911h, 14/2/2016:
et à phillipegrosvalet.fr

J’ai le souci d’un juste équilibre entre le développement économique et social et la préservation indispensable de nos ressources naturelles.
Tout à fait.
Le projet d’aéroport du Grand Ouest répond, selon moi, à ce double défi.
Si vous me le permettez, je voudrais vous expliquer mes soucis en lisant cette phrase de votre part.
J’avais observé dans mes 7 ans en France un laxisme dans l’aménagement du territoire qui est (pour moi) complètement alien et bizarre. Il paraît que la spéculation sur les prix fonciers des terres agricoles est le sport national, avec les villes et villages étalés un peu partout. Dans mon petit pays de naissance, l’Écosse, une telle attitude vers les espaces vertes seraient considéré par la grande majorité du peuple complètement hors raison. Mais ici, avec la seule geste de la plume d’un homme politique, un hectare agricole loué à 100€ par an, devient une lotissement constructible ou zone industrielle à vendre à peu près €1 million l’hectare. La tentation est clair, mais est-ce que c’est raisonnable ?
Et la difficulté avec l’aéroport proposé à Notre Dame des Landes, est que, jusqu’aujourd’hui, le dossier me paraît éparpillé des fautes (absence devis pour les liaisons de transports en commun, l’avenir d’Airbus à Bougenais, effets sur les nappes phréatiques, non-respect d’espèces protégés…) Pour moi, l’étranger un peu étonné qui personne ose proposer de bétonner un bocage aussi joli qui l’existant à Notre-Dames des Landes, la meilleure interprétation que je puisse trouver soit que les hommes politiques comme vous, M. Grosvalet, sont tenu pour défendre les décisions indéfendables d’hier pour raisons de discipline interne parti politique.
Ce circonstance donné, il me paraît la responsabilité de tous pour contester cet deuxième* aéroport pour Nantes jusqu’au moment du retour de la raison dans les vrais enjeux du débat.
(*au moins jusqu’au moment qu’on reçoit la nouvelle du projet de transfert de l’usine Airbus de son siège existent à Bougenais. L’utilisation du mot “transfert” dans ce contexte est précisément le genre de malhonnêteté linguistique qui est si lamentable. Selon vous, à quelle date la fermeture de la piste d’attérissage de Nantes-Atlantique elle sera prévue ? J’attends vos précisions sur cette détaille importante avec intêrét.)

***
Update 07/03/17: Fixed busted link to comment at breizh-info.com by reference to archive.org (original was 404ing). My comment appears to have been lost from the archive. It is republished here. It is perhaps so obvious as not to need to be said, but my commenting at any site in no way implies endorsement of that site: au contraire !




jeudi 15 octobre 2015

Clochez plus camarades !

Un bon sommaire des bénéfices du vélo pour les trajets quotidiens est publié ici par un parisien, Adrien Saumier, qui s'identifie avec Europe Écologie Les Verts. L'auteur raconte les leçons de ses dix premiers mois du 'vélotaf" (l'utilisation du vélo pour un trajet quotidien au travail). Son paragraphe 6, qui traite sur l'utilisation de la sonnette suggère que notre correspondant pratique un style du cyclisme impérieux, avec la ressorte fréquente à la sonnette pour avertir les piétons à sa présence. Je lui offert le commentaire qui suit pour son blog, mais malgré l'apparition des deux autres commentaires, il n'a pas publié le mien. Selon la règle artistique stricte que les commentaires refusés sont les plus intéressants, il paraît ici, sans autre remarque:

Un bon sommaire des bénéfices du vélo pour les trajets quotidiens.

Toutefois je questionne votre utilisation fréquente de la sonnette. J'ai une sonnette sur mon vélo de ville, mais je l'utilise que très peu : ce n'est pas poli chez le piéton à mon avis—la langue de Molière est à notre disposition si on aurait vraiment besoin pour communiquer avec autrui ; pour un signal plus général de ma présence, je sifflote une petite mélodie. Chez le conducteur, la sonnette est inutile ; si on voudrait vraiment lui faire signe audible, mieux crier haut et fort.

La patience, le respect, et la courtoisie devraient être nos mots d'ordre pour la vie civilisée ; clochez plus !

vendredi 3 octobre 2014

Sur la route à l'enfer cycliste


"Soit prudent de vos rêves : elles pourraient venir la réalité un de ces jours..." 

Nous, militants cyclistes à Londres, étions toujours soucieux de n'être pas s'emparer par les urbanistes professionnels, qui font le "possible" alors que nous luttions pour "l'impossible" : la fin de "car culture" en ville, avec ses impossible demandes pour surface, danger, pollution. Ma vision reste de réclamer les routes pour le cycliste, en laissant les piétons tranquilles sur le trottoir, et la méthode à la Hollandaise de "cycle apartheid" n'a rien à foutre avec la promotion du vélo; plutôt pour nous entraver.

Les urbanistes peuvent faire des choses utiles pour le cycliste bien sûr : en gardant le double sens pour le cycliste alors que les conducteurs sont obligés de respecter un sens unique, par exemple (la principe de la perméabilité) ; la réduction de vitesse maximale des tronçons de route ; mais si chaque "avance" est accompagné par des reculs, par exemple l'apparition des panneaux de signalisation routière "Cyclistes interdites" sur les routes avec une piste cyclable à côté (voir D39 Nantes-Sucé, D75 Indre-St. Herblain, D107 Chantenay-Indre), on commence à douter la bonne foi des urbanistes.

Donc je suis allé à une réunion organisé par Place au Vélo avec Olivier Razemon hier soir pour critiquer leur stratégie.

J'ai fait mon intervention contre le cyclisme sur le trottoir (l'aménagement  séparatiste) pendant la réunion.

J'ai commencé avec le dicton "La route à l'enfer est pavée avec les bonnes intentions," et l'opinion que, dans mes 7 ans sur Nantes, l'expérience cycliste a dégradée. J'ai lu un extrait du texte de M. Razemon, qui cloue le vrai problème qui gêne le partage des routes :

Le conducteur adipeux et arrogant qui manie son volant d'une main, fait crisser les pneus de son 4x4, acclélère à la vue d'un pieton et insulte les cyclistes d'un doigt d'honneur, tout le monde l'a déjà recontré au moins une fois.

(Bien sûr ils sont cinq fois plus nombreux en Angleterre, d'où ma préférence pour la vie en France! Et la belle loi Badinter de 1985 donne la force au cycliste aussi.) Et j'ai demandé au M. Razemon, et la salle en générale, si, on ignorait la vrai difficulté, habilement décrite, en fouillant dans les détailles de dépenses sur la voirie de €80millions d'euro jusqu'au 2020? On règle les problèmes de comportement avec l'education et la loi, ne pas seulement avec l'aménagement de la voirie.

Je n'ai pas ajouter qu'on peut rédiger le texte cité comme "Le cycliste musclé et arrogant qui manie son guidon d'une main, fait crisser ses pneus, accélère à la vue d'un piéton et insulte les conducteurs d'un doigt d'honneur, tout le monde l'a déjà rencontré au moins une fois." pour illuminer l'expérience quotidienne piétonne sur la nouvelle axe nord-sud à Commerce. L'ennemi n'est pas la mode de transport choisi, ni des fautes de marquage routières ; c'est les roulants qui manquent le respect pour autrui.

Même si je trouvais un bon niveau de langage courant pour m'exprimer, je crois que ma parole n'était pas bienvenue. Le président de l'asso a désapprouvé mes remarques avec un témoignage perso sur son amour de la piste cyclable désormais obligatoire qui allonge la D39 vers Sucé, et une remarque ad hominem alors que je sois cycliste affirmé je ne fasse pas partie de la population des nouveaux cyclistes désirés et cherchés.
Je suis bien familier avec cet genre d'argument en l’Angleterre, mais franchement, c'est con. Oui je suis d'accord pour le choix entre la piste et la route ; mais pourquoi il faut faire la piste obligatoire? Parce qu'elle est inférieure.
Voilà, comme les droits des cyclistes reculent en guise de les augmenter ! C'est une véritable manoeuvre de génie Fordiste. Les Fordistes, eux, jamais oublient leur principe de base: tout le monde doit rouler en voiture. Le piéton comme le cycliste insultent cette principe : on ne pourrait pas faire mieux pour les emmêler ensemble sur un trottoir au bord de la route pour lutter l'un contre l'autre, en laissant la route clair pour les vrais gens du voyages ! Et si le cycliste aurait la témérité de rouler sur la route même s'il y a une piste cyclable à côté, lui klaxonne bien le désobéissant ! Défenseurs de droits cyclistes ? J'y crois pas !
En rentrant chez moi, j'ai eu le temps de lire la dédicace dans mon exemplaire du livre aimablement fournis par M. Razemon :

Nantes, le 2.10.14
Pour Douglas
Cycliste invetéré, qui pourrait même rouler sur l'autoroute!
Olivier Razemon


Word!

***
Mise à jour le 19/10/2017 02h03. La traduction de cet article vers l'anglais est aussi disponible.

mercredi 2 avril 2014

La censure de #NDDL sur Twitter?

C'est tard, et j'ai envie de me dormir, mais l'impossibilité de tweeter le suivant m'a détenu:

M. Duff retirerait 300 emplois si #NDDL n'aurait pas lieu: http://is.gd/mfAKll Et l'aéroport actuel de Rennes ne sert à rien?

C'est tout bizarre parce que c'était possible de tweeter autre choses, mais ce texte faillite avec un message 'internal server error' ou bien 'Your Tweet was over 140 characters. You'll have to be more clever.' (Il faut dire 'cleverer' non?)

J'ai utiliser plusieurs URL-shorteners et cetera, mais en depit de tous mes efforts, je restais bloqué.

Mais c'est bien possible d'être censuré sur Twitter : http://www.bbc.co.uk/news/world-us-canada-16753729 C'est juste je ne peux pas m'arriver à croire que ça vaut la peine d'y faire.

More here: http://juliusbeezer.blogspot.fr/2014/04/was-this-url-censored-on-twitter.html (anglais)

vendredi 16 novembre 2012

Sur la distinction fine du faucon et faucille

J'aime beaucoup habiter en France. J'y adopte l'attitude d'un anthropologue curieux qui examine et s'émerveille des codes cachés des autochtones ; une aide remarquable à la santé mentale. Quand les choses ne se passent pas comme je le désir, je me détends et me satisfais en notant les différences dans nos points de vue. La culture est, au bout de compte, juste une convenance de folies partagées. Vive la différence!
Mais cette attitude décontractée se raidit un peu quand je réfléchis à l'enjeu de l'aéroport proposé à Notre-Dame des Landes, près de Nantes. A récapituler : il y a déjà un aéroport, récemment primé, à 8 km au sud-ouest de la ville (et à 500 m du terminus du tramway). Actuellement servant 3 millions de voyageurs par an, il est loin de sa capacité maximale, estimée à 7 millions de voyageurs par an. Airbus, qui a une usine de fabrication à côté de l'aéroport existant (qui emploie 2000 salariés), utilise la piste d'atterrissage existante pour livraisons et déclare qu'il n'a aucun désir de déménager.
L'étude prétendue "d'utilité publique", nécessaire pour le rachat des terres et propriétés est invalide. Le tram-train destiné à l'aéroport de Nantes était pris comme bénéfice du projet, tandis que son coût était omis, selon l'étude indépendante du cabinet CE Delft en 2011.
Le FMI a estimé que le prix du pétrole va doubler dans les prochains dix ans. Le prix du kérosène représente 34 % du prix d'un billet d'avion. Les déplacements aériens Low Cost appartiendront bientôt au passé. Certaines industries aériennes, qui tablent sur une augmentation du trafic, sont dans le mensonge...
Les voyages aériens, et particulièrement les courts courriers émettent vingt-neuf fois plus de dioxyde de carbone par kilomètre que l'équivalent ferroviaire. Le trajet Nantes-London, en TGV, prend moins de 5 heures. Pour les longs courriers, le TGV direct de Nantes vers Charles De Gaulle est déjà à votre disposition.
L'accord avec la société multinationale dote Vinci de 250 millions d'euro de subvention publique, et puis donne le droit exclusif à opérer l'aéroport pour 55 ans : le partenariat privé-public le plus veule imaginable.
Alors que les grands médias ici voulaient présenter les opposants à l'aéroport comme anarchistes violents et écolos naïfs, l'opposition se base en réalité sur des réflexions raisonnables qui prennent en compte toutes les facettes de l'enjeu.
Bref : nous ne voulons pas acheter un éléphant blanc, alors qu'un coin de France plutôt vert et agréable est complètement détruit.
Les arguments environnementaux contre l'aéroport sont déjà bien étayés. En particulier, on doit noter que les zones humides de Notre-Dame des Landes approvisionnent la nappe phréatique dont tous les Nantais dépendent pour boire et se baigner. Que l'étude de cet enjeu essentiel soit truqué pour donner la réponse correct (pour les gouvernants actuels) est complètement méprisable.
On voit régulièrement un gouvernement local proposant des mesures qui heurtent le bon sens ; c'est évidemment le cas pour ce projet monstrueux. Il est nécessaire d'examiner derrière les positions publiques de tout acteur, et de faire l'analyse des raisons véritables de leurs actes.
Le gouvernement local est tout concerné par la maximisation de la valeur de l'immobilier. Le vent dominant à Nantes souffle de l'ouest, donc les vols qui atterrissent à l'aéroport actuel à Bougenais passent normalement au-dessus du centre-sud de Nantes. Les niveaux de bruit sous ces trajectoires de vol sont tels que le développement dans ces zones est inhibé. Comme tout enfant éduqué devant la télé par Scooby-Doo le sait, les promoteurs immobiliers sont la source de n'importe quel phénomène surnaturel. C'est probablement le cas ici aussi. Sans doute, les enveloppes bien garnies ont déjà transitées à l'occasion du changement d'aménagement du territoire, aussi bien au sud de Nantes qu'à Notre-Dame des Landes. Si j'étais un opposant à l'aéroport, je ferais une petite enquête "cui bono ?" avec les transactions cadastrales et les fortunes de familles des acteurs impliqués.
J'avais aussi entendu parler de théories variées sur la taille colossale de l'aéroport proposé, qu'il est conçu en secret comme un parking gigantesque pour avions dans le cas d'une crise globale. Cela paraît plutôt loin de la réalité : il y a beaucoup de lieux plus sec et plus chaud que Nantes en hiver pour stocker les technologies rouillantes. Ni d'accord pour l'idée qu'il y a besoin militaire essentiel de construire Bagram 2 aux nord de la Loire pour dominer le nord-ouest de la France. Les avions s'en foutent, des rivières !
Pour la pertinence de l'argument de "sécurité" de la ville—que les vols qui passent au-dessus de la ville de Nantes présentent un risque pour le public—un argument incroyablement utilisé par les promoteurs de l'aéroport ici comme un élément sérieux de leur propaganda ; bon, c'est ridicule. L'industrie aérienne est justement fière de son bilan de sécurité : sécurité nécessaire, parce que personne n'achèterait de billets si les désastres aériens étaient fréquents. En tant qu'ancien habitant de Londres, au-dessus de laquelle un avion destiné à Heathrow passe toutes les 60 secondes, de 6 h à 23 h, tous les jours de la semaine, je trouve ça pitoyable. S'il est vrai que les contrôleurs aérien sont commandés à diriger les vols sur le centre ville afin de renforcer l'argument pour le nouvel aéroport, je ne sais pas. Si tel est le cas, c'est au-delà de toute raison. Bien sûr, les pilotes ne sont pas d'accord que l'aéroport actuel est dangereux.
Les arguments pour la création des emplois sont aussi faux : les emplois qui existent dans la région sont déjà existants. Leur transfert à travers la ville n'augmentera pas leur nombre : ça nécessiterait une augmentation du trafic aérien, et comme nous avons déjà compris, la croissance du passé ne peut pas continuer. Emplois même peut-être perdus si Airbus décide de couper ses pertes et consolider ses opérations ailleurs, à Toulouse ou St. Nazaire. Si l'on veut dépenser une subvention publique d'un demi-milliard d'euros dans les industries de construction, mettons-la sur l'amélioration de l'efficacité énergétique des foyers et entreprises, vecteur de beaucoup plus d'emplois, pour le bénéfice de tous dans l'avenir.
Il est vrai que l'agriculture laitière représente le marasme de la politique agricole, le nadir de l'imagination de la production de nourriture. Néanmoins, c'est une tradition immémoriale dans ce coin, et je suis le dernier à demander une réduction dans ma part de fromage français. Mais une surabondance laitière appelle à un soutien aux producteurs imaginatifs, plutôt qu'à l'épandage de 2000 hectares de nouveau béton. Les occupants de Notre-Dame des Landes ont déjà montré la voie sur cet enjeu avec un minimum d'investissement. Imaginez le paysage beau et diversifié possible avec la moindre miette de l'argent actuellement versé à Vinci.
J'ai quelque compassion pour les pauvres policiers chargés du sale boulot de l'éviction des occupants, bras armés des intérêts corporates corrompus déjà soulignés. Ils doivent examiner leur conscience. Les servants honorables de la loi et de l'ordre dans la république doivent sûrement être persuadés que la justice a été faite d'une manière rationnelle et impartiale, dans l'intérêt du peuple : comment pourraient-ils jouer leur rôle, après le moindre examen des enjeux, je ne sais pas. Un appel à leurs collègues anti-corruption ne serait-il pas utile ?


Notes:
Cet article a été initialement publié en anglais à 16 h 45, le 15 novembre 2012
Révisions mineures et liens additionnels ajoutés 6 h 45 le 16 novembre 2012.
Traduction vers le français 21 h 15 le 16 novembre 2012.
Je rémercie beaucoup Olivier Tempéreau pour sa relecture de cette traduction. Néanmoins toute faut reste la mienne.
V.O. en anglais ici: http://juliusbeezer.blogspot.fr/2012/11/hawk-handsaw-who-knows.html

Sa titre référence le vers immortel de Hamlet : "I am but mad north-north-west: when the wind is southerly I know a hawk from a handsaw." (II,ii)

Droits d'auteur : CC0 : à copier gratuit et libre. Crédits et liens toujours appréciés, aussi nouvelles par rapport à des traductions.

Motivation : kudos à France24. Le soi-disant système de commentaires sur leur site m'a beaucoup motivé. Leur refus de publier le commentaire qui suit était le coup au cul nécessaire pour rédiger et traduire cet article.

Mon commentaire pour eux est écrit : "In your haste to paint the opponents of the proposed airport as violent anarchists, you omit a critique of the arguments for its claimed necessity: 0) Nantes already has a prize-winning airport. It is nowhere near its maximum capacity, estimated to be 7 million passengers/year. Airbus has a plant next to the existing airport that employs 2000 people, relies on its runway for deliveries, and has stated it does NOT want the move! 1) The alleged "public utility" study for the compulsory purchase of the land was flawed. The rail link to the proposed airport to Nantes was counted as a benefit of the scheme, but its cost was not counted, as revealed by an independent 2011 study. 2) The IMF calculates that the price of kerosene will double in the next 10 years. 34% of the cost of an air ticket is the fuel costs. Low cost air travel is about to become a thing of the past. Wild air industry claims for traffic growth are simple lies. 3) Air travel, and especially short-haul air travel generates thirty times more carbon emissions/kilometre than rail. Nantes-London is already possible in less than five hours by TGV. You can get a TGV direct to Charles De Gaulle airport from Nantes if you must fly long-haul. 4) The deal with the multinational corporation Vinci hands them a €250m. public subsidy——then gives them exclusive operating rights for 55 years: a public-private partnership of the most craven kind. Saying NON! is a no-brainer for prudent taxpayers and tree-huggers alike!"


CC0
To the extent possible under law, Douglas Carnall has waived all copyright and related or neighboring rights to Sur la distinction fine du faucon et faucille (single blog post). This work is published from: France.

jeudi 24 juin 2010

Je m'en fou de Londres

A Londres, assez loin, dont le train, l'enfant, la femme, et réuni avec toute la famille. L'occasion: une vernissage littéraire pour un nouvel bouquin. Il est assez cher ce bouquin, que de 500 examplaires sont fait pour l'instant, donc j'imagine c'est plutôt un truc pour les bibliothèques specialisées dans l'histoire de l'Inde ou le colonialisme. Son sujet: Horace Alexander, homme diplomate anglais, colporteur favorisé par les deux cotés de la lutte: l'empire britannique, et la nouvelle parti des autochtones: leader le Mahatma Gandhi.

Bon. En fait, je n'était pas de tout bien la semaine avant: mauvais sommeil à cause bébé, tracassé dans notre petit triplet, et j'était en train d'annulé tout l'affair. Mauvaise décision, avec plein conséquences. A la fin, un âme faché, une semaine (presque) dans une crise assez sévère, un passeport perdu. Si on ne rigole pas, on pleurait. Mais je me trouve encore vivant en France, heureux d'être reuni avec ma famille, mon appart, mes nouvelles affaires. N'importe quel me ne tue pas, me fait plus fort.

Je disait que ils sont fous, et ils disent que c'est moi qui est fou, et Sacre Bleu, je me trouve battu aux voix.

dimanche 25 avril 2010

Le musée d'art moderne acquis l'arobase



Le musée d'art moderne à New York clame a acquis "l'arobase." Leur font preféré: ITC American Typewriter medium. Aujourd'hui la caractère est repandue partout, mais la direction du musée insiste ils ont le droit pour le faire, bouleversant leur traditions d'installation et éxposition. Bonne occasion pour chercher une examplaire du [Le] Musée Imaginaire de André Malraux.